Un écran incurvé est un arc de cercle. Deux mesures décident de ce qu'il donnera une fois posé : sa largeur, qui fixe la profondeur de bureau nécessaire, et la place du siège, qui doit tomber au milieu de l'arc. Les réglages d'image viennent après, et ils ne dépendent pas de la courbure. Ce qui suit couvre les gestes propres à une dalle courbe : la place qu'elle prend, l'orientation du pied, le montage sur bras, et l'ajout d'un second écran à côté. Le choix de la courbure elle-même se traite dans notre guide de choix d'un écran incurvé.
La largeur de la dalle fixe la profondeur de bureau
Une diagonale en pouces ne dit rien de la place occupée sur un plateau. La largeur, si. Sur les modèles incurvés JAPANNEXT, elle va de 818 à 948 millimètres.
- L'écran incurvé 34 pouces UWQHD mesure 818 millimètres de large pour 365 de haut, et pèse 6,9 kilos.
- Le 37,5 pouces UWQHD+ mesure 898 millimètres de large pour 461 de haut, et pèse 8,1 kilos.
- Le 39,7 pouces WUHD mesure 948 millimètres de large pour 420 de haut, et pèse 9,8 kilos.
La largeur commande le recul. Plus la dalle est large, plus l'œil doit s'éloigner pour embrasser les deux bords sans tourner la tête. Sur un plateau de 60 centimètres de profondeur, un 39,7 pouces laisse environ 45 centimètres entre l'œil et le centre de l'image une fois le clavier posé : c'est trop court, et les bords partent hors du champ confortable. Un plateau de 75 à 80 centimètres remet les deux extrémités dans l'axe.
Le repère à retenir : mesurer la profondeur du plateau avant de choisir la diagonale, pas l'inverse.
S'asseoir au centre de l'arc, jamais sur le côté
Une dalle courbe est dessinée pour un point d'observation unique, situé au centre de l'arc. Depuis ce point, les deux bords se trouvent à la même distance de l'œil que le centre, et c'est tout le bénéfice de la courbure.
Décalé d'un tiers de la largeur, le poste perd ce bénéfice et gagne un défaut : le bord opposé s'éloigne pendant que le bord proche se rapproche et se présente de biais. Sur un 39,7 pouces, ce décalage représente plus de 30 centimètres d'écart entre les deux bords. L'image reste lisible, mais la courbure travaille contre le regard au lieu de le servir.
Le geste : aligner le nez, le clavier et le milieu de la dalle sur le même axe. Un écran incurvé placé en angle de bureau, tourné vers un siège excentré, revient à acheter une courbure pour ne pas s'en servir.
Ce que le pied autorise, et ce qu'il n'autorise pas
Les pieds livrés avec les modèles incurvés JAPANNEXT donnent trois réglages, et leurs plages sont proches d'un modèle à l'autre.
- Le pivot : 30 degrés vers la gauche et 30 vers la droite sur les trois modèles.
- L'inclinaison : de -5 à +15 degrés sur le 34 et le 37,5 pouces, de -5 à +20 degrés sur le 39,7 pouces.
- La hauteur : 130 millimètres de course sur le 34 pouces, 135 sur le 37,5, 150 sur le 39,7.
Le pivot sert à ramener la dalle vers le siège quand le bureau ne permet pas de la centrer parfaitement. Il ne sert pas à partager l'image avec une personne assise à côté : depuis un autre siège, la courbure produit exactement le défaut décrit plus haut.
L'inclinaison se règle en dernier, une fois la hauteur fixée. Sur une dalle courbe, une inclinaison forte déforme la perception des lignes droites d'une interface, parce que la courbure horizontale et l'inclinaison verticale se combinent. Un incurvé se laisse plus volontiers proche de la verticale qu'un écran plat.
Le mode portrait ne concerne pas une dalle courbe
Aucun des modèles incurvés du catalogue n'annonce de rotation à 90 degrés, et la géométrie explique pourquoi. Basculée sur le côté, la courbure cesse d'entourer le regard et se met à creuser l'image en son milieu : le haut et le bas de la colonne se rapprochent de l'œil, le centre s'en éloigne. Le résultat déforme les lignes de texte au lieu de les rendre plus lisibles.
Le poste qui a besoin d'une colonne verticale, pour du code ou de la lecture de documents longs, se sert d'un écran plat en second affichage, pas d'un incurvé pivoté.
Le montage sur bras, ce qui se vérifie avant l'achat
Les quatre modèles incurvés du catalogue portent une fixation VESA 100x100, c'est-à-dire quatre points d'ancrage espacés de 100 millimètres en carré. C'est le format le plus courant, et il rend l'écran compatible avec la majorité des bras du marché.
Deux points se vérifient sur la fiche du bras avant l'achat, et aucun des deux ne figure sur celle de l'écran.
Le premier est la plage de poids. Les modèles pèsent 6,9, 8,1 et 9,8 kilos : un bras donné pour 2 à 8 kilos convient au 34 pouces et refuse le 39,7 pouces. Un bras sous-dimensionné ne casse pas, il s'affaisse lentement.
Le second est le dégagement en profondeur. Le dos d'une dalle courbe n'est pas plan : les points de fixation se trouvent en retrait par rapport aux extrémités de l'écran. Un bras à articulation courte peut buter contre le mur avant que la dalle soit à la bonne distance du siège.
Ajouter un second écran à côté d'un incurvé
Le second écran ne se pose pas dans le prolongement plat du premier. Il se place en biais, tourné vers le siège, de manière à ce que son bord intérieur prolonge l'arc de l'incurvé. Posé parallèlement au mur, il crée une cassure d'angle nette à la jonction : l'œil passe d'une surface qui lui fait face à une surface qui fuit.
Deux repères pour ce montage. L'alignement se fait sur la ligne haute des deux dalles, pas sur les pieds, dont les hauteurs diffèrent. Et le second écran se place du côté de la main non dominante, parce que le regard y va moins souvent : l'incurvé garde l'axe principal.
Les modèles 34 et 37,5 pouces intègrent un commutateur KVM, qui permet de piloter deux ordinateurs avec un seul clavier et une seule souris. Sur un poste à deux machines, cette fonction évite d'ajouter un boîtier sur le bureau. L'ensemble des écrans incurvés du catalogue porte une prise USB-C délivrant 65 watts, qui alimente un portable par le même câble que l'image.